Laval, 31 mai 2022 — Cinq jours se sont maintenant écoulés depuis le dépôt d’une offre par les représentants syndicaux de la Section locale 1999 de Teamsters Québec, dans le cadre des négociations de la convention collective avec la compagnie Pharmaceutique Delpharm à Boucherville. Il s’agit de la plus grande installation de fabrication de produits injectables au Canada. 

« Malgré la grève, nous sommes demeurés à la table des négociations, car nous prenons les besoins des patient·es au sérieux, explique Jean-François Pelletier de la Section locale 1999. »

Rappelons qu’une grève générale a été déclenchée le 25 mai dernier. Une offre a été présentée par les représentants syndicaux à l’employeur le 26 mai, toujours sans réponse. Les salaires, le régime de retraite et l’horaire de travail sont au cœur du litige entre les parties.

L’usine, acquise par le sous-traitant européen Delpharm de Sandoz Canada en mars 2022, fabrique des produits injectables essentiels pour les patient·es dans les hôpitaux du Québec et du restant du pays. Les Teamsters représentent les quelque 227 salarié·es de l’usine, d’ailleurs jugés travailleurs essentiels pendant la pandémie.

« Notre entendement était que la nouvelle direction investirait dans l’usine et dans les occasions de développement commercial pour assurer sa croissance, analyse Michel Héroux, président de la Section locale 1999 des Teamsters. Il semblerait que leur stratégie est plutôt de couper dans le gagne-pain de ces travailleurs essentiels qui en ont fait le succès, alors que le pouvoir d’achat de nos membres s’effrite de jour en jour. » 

Les négociations sont dans un cul-de-sac depuis un certain temps. Lors d’une assemblée syndicale tenue le 19 mars dernier, les travailleurs et les travailleuses de Delpharm ont voté en faveur d’une grève à 97 % après avoir refusé les dernières offres patronales à 99,4 %. La demande de conciliation déposée au ministère du Travail par la Section locale 1999 du syndicat des Teamsters en avril dernier n’a pas donné de résultats.

« Ce conflit de travail pourrait être réglé rapidement par l’employeur en faisant preuve de sérieux, ajoute le président de Teamsters Canada, François Laporte. Il faut reconnaître que ce n’est pas aux travailleurs et travailleuses d’essuyer les coûts d’exploitation, alors que de surcroit, le Québec est en situation de plein emploi, et qu’il est de plus en plus difficile d’attirer des travailleurs et travailleuses qualifiés. »

La prochaine séance de négociation est prévue le vendredi 3 juin 2022 en présence de la conciliatrice au Tribunal administratif du travail.

Le syndicat des Teamsters représente les intérêts de  125 000 membres au Canada. Ils et elles sont affiliés-ées à la Fraternité internationale des Teamsters, dont l’effectif syndical est de 1,4 million de membres en Amérique du Nord.

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