Teamsters Canada et la Section locale 362 appuient le projet de loi C-243, qui vient modifier la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (examen des dossiers de libération conditionnelle).

Environ 2 500 de nos 135 000 membres sont des gardes de voitures blindées. Chaque jour, ces travailleuses et travailleurs assurent le transport sécuritaire de l’argent comptant, au service des banques, des guichets automatiques et des entreprises de toutes tailles. Ils accomplissent un travail essentiel. Mais ils sont aussi des cibles pour les criminels.

Le 15 juin 2012, trois gardes membres des Teamsters ont été assassinés au HUB Mall de l’Université de l’Alberta. Il s’agissait de Brian Ilesic, d’Edgardo « Eddie » Rejano et de Michelle Shegelski. Un quatrième garde, Matthew Schuman, a survécu avec de graves lésions cérébrales qui ont changé le cours de sa vie.

Les victimes ont été abattues par derrière. Le meurtrier a volé un sac d’argent et a pris la fuite avant d’être arrêté le lendemain. Il a par la suite été condamné à la prison à vie.

Dans le système actuel, quand le meurtrier deviendra admissible à la libération conditionnelle, les familles des victimes et la victime survivante seront contraintes de revivre le pire jour de leur vie, encore et encore, à chaque nouvelle demande de libération conditionnelle.

L’arrivée de cette échéance suscite déjà de l’inquiétude parmi nos membres. Pour certains, elle ravive le deuil et le traumatisme ; pour d’autres, elle ajoute un niveau d’anxiété supplémentaire à un emploi déjà à risque élevé. Nos membres ne devraient pas avoir à porter ce fardeau année après année pour gagner leur vie.

Nous croyons que le projet de loi C-243 s’attaque à ce préjudice continu de manière ciblée et raisonnable. Il n’élimine pas la libération conditionnelle et ne retire pas à la Commission des libérations conditionnelles la capacité d’évaluer les risques. Il viserait plutôt à garantir que, lorsque la Commission refuse la libération conditionnelle d’un meurtrier, les examens futurs se déroulent selon le calendrier statutaire de cinq ans, et non en fonction des demandes répétées d’un meurtrier.

Le projet de loi C-243 est une question de dignité humaine et ne devrait pas être considéré comme un enjeu partisan. La reddition de comptes pour les crimes les plus graves doit tenir compte des répercussions à long terme sur les victimes et sur les travailleurs qui font face à ces risques chaque jour.

Les Teamsters exhortent tous les député·e·s fédéraux à appuyer le projet de loi C-243.

Teamsters Canada représente 130 000 membres à l’échelle du pays.

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Demandes des médias

Christopher Monette
Directeur des affaires publiques
Teamsters Canada
Cell. : 514-226-6002
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