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La mauvaise conduite des superviseurs est un grand problème pour les entreprises canadiennes

23-01-2011

 22 :11 HNE   
Chers Confrères, Chères Consoeurs;

La semaine dernière, la CTV  a présenté le bulletin d’information suivant qui ne surprend personne.   A vrai dire nous combattons le mauvais comportement des superviseurs depuis déjà plusieurs années.  Pendant qu’une enquête est menée sur un superviseur à un endroit, d’autres plaintes sont portées simultanément ailleurs à propos d’autres superviseurs.  Il s’agit d’un problème généralisé; il doit donc prendre sa source aux plus hauts échelons de la compagnie.

Nous avons publié l’article suivant cet été :

Notre souhait était de les voir finalement prendre des initiatives pour au moins essayer de trouver une solution.

Cependant, après des mois de délais et de frustration, il semble que la compagnie désirait seulement donner l’impression de vouloir trouver des résolutions internes.  Tout au moins c’est ce que nous avons pu comprendre la semaine dernière d’après les commentaires et  l’attitude du dirigeant au cours d’une conférence téléphonique.

Nous allons continuer à travailler pour assurer la protection de vos droits et pour vous défendre contre les comportements  injustes et malhonnêtes.  Nous avons essayé de travailler conjointement avec la compagnie.  Nous avons essayé de les convaincre d’exercer plus de contrôle sur leurs propres politiques, surtout au sein de la direction.  Mais ils nous ont clairement prouvé que ce n’est pas ce qu’ils souhaitent.  On a l’impression que selon eux beaucoup plus de temps et d’énergie devraient être consacrés à dissimuler ou pardonner les mauvaises conduites au lieu de commencer à les prévenir.

Il est dit que la définition de la démence est la répétition encore et encore d’un même comportement avec l’ attente d’un résultat différent.  J’espère qu’ils vont réaliser un jour que l’intimidation et la mauvaise gestion sont improductifs et qu’ils vont par la suite et de manière raisonnable effectuer des mesures correctives.  Pour le moment nous allons devoir continuer à avoir recours à toutes les mesures et aux protections légales à notre disposition et  gérer chaque cas individuellement lorsqu’il se présente.

Le comportement de la compagnie tel que décrit ici dans les documents de la cour datés de 1999 ne diffère pas de leur façon d’agir actuelle :

Je me trompe peut-être mais la seule différence que je vois est que certains individus du CFCP cités dans le document ont depuis été promus.

Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis

Bill Brehl
Président
CFTCDPEV

La mauvaise conduite des superviseurs cause des ennuis aux départementx des ressources humaines
Le 20 janvier 2011, par Wallace Immen
Les superviseurs qui intimident, qui sont irrespectueux et qui font du favoritisme causent des ennuis à plusieurs entreprises canadiennes qui préfèrent fermer les yeux tant que ces superviseurs maximisent les résultats, selon un nouveau sondage.
Sur les 800 cadres aux départements des ressources humaines qui ont participé au sondage, 73 pourcent passent une grande partie de leur temps à gérer les problèmes causés par des mauvais superviseurs.  Mais 35 pourcent déclarent que leur entreprise tolère à peu près n’importe quel comportement de la part d’un mauvais superviseur qui obtient les résultats attendus, d’après le sondage de l’Association professionnelle en Ressources Humaines (APRH) et du journal Canadian HR Reporter.
Les problèmes les plus courants  perçus par 74 pourcent des gestionnaires en ressources humaines au sein de leurs organismes sont les commentaires inappropriées dirigés aux employés.  Les comportements irrespectueux envers les employés ont été cités par 62 pourcent des gestionnaires et 57 pourcent ont mentionné les comportements agressifs et l’intimidation.
‘J`ai été surpris par la grande proportion de superviseurs qui sont connus comme des ‘superviseurs à problème’ par les professionnels en ressources humaines’ déclare Claude Balthazard, le directeur de l’excellence en ressources humaines de l’ APRH.  ‘J’aimerais croire que ce n’est pas un problème grandissant, mais c’est la première fois que l’on pose la question.’
Ce n’est pas la tâche la plus prestigieuse du poste, mais les professionnels des RH sont souvent appelés à rectifier les problèmes causés par des superviseurs incompétents et malhonnêtes, déclare M. Balthazard.
‘Les mauvais superviseurs sont classés dans deux catégories.  Certains superviseurs sont mal formés et promus à la direction pour les mauvaises raisons et certains ont des valeurs et des attitudes qui sont en désaccord avec celles de l’organisme.  Des formations pour gestionnaires peuvent être utiles pour le premier groupe mais elles sont  inutiles pour les personnes corrompues’ dit-il.
Les opinions diffèrent si on regarde les niveaux de séniorité.  D’après 81 pourcent des cadres inférieurs, ces superviseurs posent des gros ou des énormes problèmes mais seulement 67 pourcent des cadres intermédiaires et du personnel de la direction partagent cette opinion.
Il est très important d’intervenir rapidement et de ne pas laisser ces problèmes s’envenimer, déclare Lianne Landry,  directrice des ressources humaines basée à Halifax.  Selon elle, 30 à 40 pourcent de son travail consiste soit à rectifier les problèmes causés par la mauvaise conduite des superviseurs ou à les conseiller.  Et le plus gros du problème, au moins 70 pourcent est causé par le manque d’expérience des nouveaux superviseurs.
Les nouveaux superviseurs ne réalisent souvent  pas qu’ils créent des problèmes en faisant des erreurs, et une formation supplémentaire leur est très utile.  ‘Il s’agit d’aider les nouvelles recrues et de les conseiller afin qu’ils puissent reconnaître leurs erreurs et éviter de les répéter’ déclare Mme. Landry.
‘Des problèmes s’enveniment souvent s’ils sont négligés trop longtemps et comme une infection ils peuvent affecter tous cux qui les entourent et provoquer des démissions.’dit-elle. ‘Dans ce marché, nous ne pouvons pas prendre le risque de tolérer les comportements désagréables des mauvais superviseurs à n’importe quel échelon, parce que nous voyons une baisse du taux de fidélisation des employés causée par une amélioration de l’économie.’
Plusieurs des personnes interrogées ont mentionné que les superviseurs à problèmes ont un impact important sur la manière dont les employés remplissent leurs engagements, sur la rotation du personnel et sur les profits et les pertes. D’après eux seulement un ou deux mauvais superviseurs peuvent affecter d’une manière très négative le moral de plusieurs employés.  D’autres ont mentionné que les taux élevés des superviseurs à problèmes peuvent passer inaperçus parce que les employés craignent les représailles et que ces problèmes peuvent rester non décelés très longtemps pour finalement se manifester de manière explosive.
 Le sondage faisait suite à un autre sondage sur l’attitude litigieuse croissante des employés.  Ce dernier portait à croire que les employés sont peut-être plus litigieux qu’ils ne l’étaient auparavant, mais que certains employeurs ont aussi développé des cultures qui tolèrent la mauvaise conduite des cadres, selon M. Balthazar.
‘La clef est de ne pas seulement souligner les conséquences négatives des comportements à problèmes mais plutôt de convaincre les mauvais superviseurs qu’ils vont obtenir de meilleurs résultats s’ils changent leur attitude et leur mauvaise conduite’ déclare-t-il.