Les clients des entreprises de chemin de fer exigent des règlements pour améliorer le service.
15-12-2010
06 :32 HNE
Le 15 décembre 2010
Chers Confrères; Chères Consoeurs;
L’article qui suit est à propos de l’insatisfaction des clients par rapport aux deux chemins de fer canadiens les plus importants. Les libéraux fédéraux sont du même avis. Étant donné que je ne suis pas un des clients des chemins de fer, je n’ai pas d’opinion décisive à ce sujet. Cependant, s’ils traitent leurs clients comme ils traitent leurs employés ou si le CFCP coordonne ce département de la même manière que ceux avec lesquels je dois travailler, je peux certainement compatir.
La remarque de Cliff Mackay dans cet article est révélatrice. M. Mackay est le président le l’Association des chemins de fer du Canada (ACFC) qui intervient auprès des milieux officiels dans l’intérêt des chemins de fer. Quand les chemins de fer ont des besoins au niveau politique ou règlementaire, ils se procurent les services de l’ACFC.
M. Mackay accuse les officiers élus du parti de l’opposition au gouvernement fédéral de ce pays de manquer de `curiosité intellectuelle`. Personnellement cela me paraît une manière presque polie de les traiter de ‘stupide’. Quelle sorte d’arrogance peut susciter un commentaire du genre? Et qu’est ce que cela veut bien dire au sujet des hommes et des femmes de ce pays qui choisissent d’élire ces députés? Ou au sujet de la compagnie qui choisit d’embaucher la personne responsable du commentaire? C’est peut-être ce type d’arrogance qui cause les problèmes dont parlent les expéditeurs (et les employés).
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.
Le CN déclare que l’appel pour des règlements par les expéditeurs et les libéraux menace l’innovation.
Ross Marowits, Presse Canadienne Montréal
Le CN a déclaré mardi qu’un Comité fédéral qui révise les services ferroviaires marchandises devrait maintenir le cadre commercial actuel de l’industrie et rejeter un appel à l’action par les expéditeurs et les libéraux pour plus de règlements.
La personne à la tête du chemin de fer le plus important au Canada déclare que l’obéissance aux impératifs du marché reste essentielle afin de favoriser le rendement et l’innovation de la chaîne logistique.
D’après Claude Mongeau, suite à une adresse à la Chambre du commerce du Montréal métropolitain: ‘Tomber dans le panneau de modifier les règlements pourrait réprimer l’innovation, augmenter les coûts et passer à côté de la question’.
Il a déclaré au rassemblement des gens d’affaires que la transformation du CN (TSX :CNR) d’une société d’État au chemin de fer le plus rentable en Amérique du Nord souligne la portée des décisions du comité de révision au sujet des politiques et de leurs recommandations finales au gouvernement fédéral.
Un rapport préliminaire publié au mois d’octobre déclarait que les services ferroviaires marchandises d’ensemble sont inadéquats en partie à cause d’un déséquilibre du pouvoir de marché entre les deux chemins de fer les plus importants au pays et des centaines d’expéditeurs.
Cependant on y stipulait que les chemins de fer devraient avoir trois ans de plus pour réaliser volontairement de améliorations.
Le comité entend présenter le rapport avant la fin de l’année.
D’après Mongeau trop de temps a été accordé aux plaintes et trop peu sur les éléments qui pourraient aider l’industrie à améliorer sa performance.
De plus, la dynamique compétitive de l’industrie ne faisait pas partie du mandat.
Mongeau a néanmoins déclaré qu’il était confiant que le gouvernement conservateur refuserait les appels pour plus de règlements.
Les conflits entre les deux plus grands chemins de fer canadiens et les expéditeurs se sont intensifiés et les clients des chemins de fer réclament maintenant des règlements plus sévères pour améliorer les livraisons et un observateur indépendant pour formuler un tableau de pointage sur le service.
Walter Spracklin, analyste financier à RBC Capital Markets, déclare que les expéditeurs se plaignent typiquement d’une pénurie de wagons, surtout chez le CFCP (TSX : CP) et du service inégal qui cause les retards des livraisons.
D’après lui, un sondage auprès de 70 expéditeurs importants publié le 23 novembre démontre une hausse positive des évaluations du CN et de plus en plus de préoccupations par rapport au CP siégeant à Calgary.
Les libéraux fédéraux réclament des mesures réglementaires immédiates pour corriger les insuffisances des services ferroviaires canadiens.
Le critique des transports John McCallum dit que les expéditeurs de presque tous les produits transportés en vrac se plaignent depuis longtemps que les chemins de fer surchargent et qu’ils sous-performent. Il ne voit aucune raison pour attendre trois ans pour effectuer des modifications.
‘Il ne s’agit pas d’un règlement de comptes contre les chemins de fer mais les preuves présentes dans ce rapport suggèrent que c’est bien la voie à suivre et nous sommes du même avis’ dit-il lors d’une entrevue.
‘D’après nous, ceci pourrait servir à rétablir un pied d’égalité qui n’existe pas actuellement.’
Mongeau a critiqué l’opposition qui a poussé pour la modification des règlements au sein de l’industrie et la privatisation du CN pendant qu’elle était au gouvernement. D’après lui le changement semble être motivé par la volonté de gagner des votes.
‘Il n’y a que deux chemins de fer et c’est facile de se mettre à plusieurs contre nous’ a-t-il dit aux journalistes.
Mais McCallum prétend que le parti recommande maintenant la règlementation parce qu’ils sont d’avis que c’est la chose juste à faire et qu’ils sont encouragés par les nouveaux témoignages du comité de révision.
‘Du point de vue d’une politique c’est tout-à-fait logique, et on peut aussi bien y trouver quelques votes, possiblement un atout de plus. C’est une situation où les politiques et la politique sont synchronisées.’
Entretemps le président de l’ACFC Cliff Mackay accuse les libéraux de choisir ‘un point de vue partial face aux services ferroviaires marchandises modernes’.
‘S’ils avaient une curiosité intellectuelle qui les poussait à lire la recherche mandatée par le Comité de révision des services ferroviaires marchandises, ils auraient constaté qu’aucune recherche n’a été effectuée sur la question du pouvoir de marché’ a-t-il déclaré.
Mongeau a dit au regroupement des gens d’affaires que la croissance du CN du traînard de l’industrie jusqu’à la tête a été une des transformations les plus complètes de l’histoire du monde des affaires au Canada.
D’après lui cette évolution est le résultat d’une vision corporative incontestable, d’innovations continuelles et par une forte exécution opérationnelle.
Le CN qui autrefois desservait le Canada, s’étend maintenant sur seize (16) états et huit (8) provinces suite à $8 milliards en acquisitions de rails au cours des quinze dernières années.
Sa capitalisation du marché a grimpé à $30 milliards de $2,2 milliards lors de la privatisation en 1995. Le retour total aux actionnaires, si on ajoute les dividendes, est de 21% annuellement au cours des quinze dernières années.