Une histoire qui finit bien pour un camionneur faussement accusé

Le confrère Josh Alexander et sa fille.

Il est toujours bon de savoir que des parents, amis ainsi que des confrères et consoeurs du syndicat vous soutiennent lorsque vous traversez des moments difficiles. Vous n’avez qu’à demander à Josh Alexander, un père monoparental, camionneur oeuvrant chez Moe’s Transport à Windsor en Ontario et membre de la Section locale 879 des Teamsters.

La vie du confrère Alexander a pris une tournure inattendue en 2016 lorsque celui-ci voulut prendre du repos juste avant de franchir la frontière au Michigan afin de revenir à la maison, au Canada. En effet, il fut réveillé par un policier local qui voulait lui poser des questions à propos d’un accident mortel de moto qui s’était produit quelques heures plus tôt.

Ignorant ce qui s’était passé, Josh fut néanmoins accusé d’avoir happé le motocycliste et d’avoir pris la fuite. Le jeune père monoparental fut par la suite détenu et formellement accusé. Un cauchemar légal débuta alors pour le camionneur qui était loin d’être au bout de ses peines.

Les policiers inspectèrent le camion à la recherche de signes qui prouveraient qu’il avait été impliqué dans l’accident, mais ils ne trouvèrent rien à part du sang d’animal et des égratignures qui ne correspondaient pas à la motocyclette qui avait été happée. De plus, un expert constata que le GPS du camion indiquait qu’il était stationné à 10 kilomètres lorsque l’accident fatal s’était produit.

La seule preuve contre Josh était les allégations d’un témoin oculaire qui affirmait avoir vu un camion blanc de la compagnie Moe’s quitter la scène du crime.

Malgré le fait que les preuves étaient loin d’être concluantes, Josh fut interdit de séjour aux États-Unis en attendant son procès. Il va sans dire que ses revenus baissèrent fortement puisqu’il effectuait ses livraisons aux États-Unis. De plus, un juge exigea une caution de 100 000 $ US.

L’équipe de la Section locale 879 du syndicat des Teamsters lanca une campagne de socio financement pour venir en aide à Josh. Ses confrères et consoeurs des Teamsters, de même que ses collègues de travail donnèrent des milliers de dollars. Teamsters Canada, de même que d’autres sections locales et l’employeur de Josh, participèrent aussi à l’effort financier.

À terme, on amassa plus de 40 000 $, ce qui permettait de payer un peu moins de la moitié des frais légaux de Josh.

Une histoire qui finit bien

Soudainement, juste avant l’ouverture du procès, le témoin oculaire fut accusé d’avoir menti. Les poursuites contre Josh furent retirées, faute de preuves.

Le camionneur a écrit récemment à John McCann, le président de la Section locale 879 et l’homme derrière la campagne de collecte de fonds, afin de le tenir au courant des derniers événements. Josh rapporta que le témoin oculaire fut finalement accusé de parjure par la police.

« Le syndicat m’a aidé avec […] les frais légaux, a écrit Josh. J’apprécie tout ce que vous et les confrères et consoeurs de la section locale avez fait pour moi. Ma famille et moi ne l’oublierons jamais. »

La vie peut parfois être injuste, particulièrement au travail. C’est la raison pour laquelle la solidarité syndicale est importante et que les Teamsters sont si fiers de se tenir debout pour que ses membres soient traités avec équité et justice.

Même si le confrère Alexander a été blanchi des accusations qui pesaient contre lui, il n’en demeure pas moins que les conséquences financières se font toujours sentir. C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à faire un don afin de l’aider à couvrir le restant des frais légaux qu’il a dû débourser.

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